Visibilité

Les six champs de votre fiche Google que personne ne remplit

Créer la fiche prend une après-midi. La remplir vraiment prend une heure de plus, et c'est cette heure qui vous sépare des salons qui sortent devant vous.

En bref. Six champs décident de la moitié de votre visibilité locale et restent vides sur la plupart des fiches : les catégories secondaires, la liste des prestations, les attributs, la zone desservie, la description et les questions-réponses. Aucun ne demande de compétence technique. Tous demandent d’être précise.

Pourquoi ces champs comptent

Google explique que le classement local repose sur trois facteurs : la pertinence, la distance et la notoriété. La pertinence se mesure à l’écart entre ce que la personne cherche et ce que votre fiche dit. Une fiche qui dit « salon de coiffure » et rien d’autre ne peut être pertinente que pour « salon de coiffure ». Une fiche qui nomme le balayage, le lissage, les extensions et le soin profond devient candidate sur chacune de ces recherches.

C’est tout l’intérêt de ces champs : ils ne servent pas à décorer, ils élargissent la surface sur laquelle vous pouvez être trouvée.

Le second effet est plus immédiat. Une cliente qui trouve le prix, la durée et les modalités sur la fiche ne vous appelle pas pour les demander. Chaque champ rempli est un appel que vous ne prenez pas pendant une couleur.

1. Les catégories secondaires

La catégorie principale est celle de votre activité première. Les secondaires décrivent ce que vous faites aussi : onglerie dans un salon de coiffure, épilation dans un institut, barbier dans un salon mixte.

La règle à ne pas franchir : chaque catégorie doit correspondre à une prestation que vous proposez réellement. Les règles de représentation de Google sont explicites sur ce point, et une fiche suspendue se récupère beaucoup plus lentement qu’elle ne se remplit.

Une erreur fréquente consiste à empiler les catégories « au cas où ». Le calcul est mauvais dans les deux sens : vous prenez un risque de suspension, et vous diluez le signal de votre activité principale. Trois ou quatre catégories justes valent mieux que dix approximatives.

Comment choisir. Listez vos prestations par chiffre d’affaires. La première ligne donne la catégorie principale. Les familles qui pèsent ensuite donnent les secondaires. Ce qui représente deux rendez-vous par mois n’a pas besoin d’une catégorie.

2. La liste des prestations

C’est le champ le plus sous-utilisé, et le plus directement rentable. Vous y listez chaque prestation, avec sa durée et son prix. Une cliente qui cherche un tarif y trouve sa réponse sans appeler, et Google dispose enfin d’un texte précis à rapprocher d’une recherche précise.

Nommez comme la cliente nomme. « Balayage » plutôt que le nom maison de votre technique. Si vous tenez à votre appellation, mettez-la ensuite, entre parenthèses. Le champ sert à être trouvée, pas à affirmer une identité de marque.

Décrivez en une ligne. Chaque prestation accepte une courte description. Utilisez-la pour dire ce qui est inclus : un balayage avec ou sans brushing n’est pas la même prestation, et c’est la source d’une bonne partie des malentendus au comptoir.

Comptez une heure pour les saisir toutes. Vous les ressaisirez de toute façon le jour où vous ouvrirez la réservation en ligne : autant le faire une fois, proprement, et réutiliser la liste.

3. Les attributs

Accessibilité, paiements acceptés, Wi-Fi, parking, salon accueillant les enfants : les attributs sont des cases à cocher. Elles paraissent anecdotiques et elles apparaissent pourtant dans les filtres de recherche, ce qui en fait un des rares endroits où cocher une case vous fait entrer dans une liste dont vous étiez exclue.

Deux attributs méritent une attention particulière. L’accessibilité, parce qu’une personne concernée filtre dessus systématiquement et ne vous verra pas sans lui. Et les moyens de paiement, parce que c’est une question qu’on pose encore au téléphone.

Ne cochez que ce qui est vrai. Un parking annoncé et introuvable produit un avis négatif, ce qui coûte plus cher que l’attribut ne rapportait.

4. La zone desservie

À ne remplir que si vous vous déplacez. Une maquilleuse à domicile, oui. Un salon qui reçoit à son adresse, non : renseigner une zone desservie sans adresse vous fait perdre l’ancrage local qui est précisément votre force.

Le cas mixte existe : un institut qui reçoit et qui se déplace pour les mariages. Dans ce cas, l’adresse reste affichée, et la zone desservie précise le rayon de déplacement. Ne masquez jamais une adresse où vous recevez vraiment.

5. La description

Deux erreurs fréquentes : la copier depuis un autre site, ou y empiler des mots-clés. La première vous donne un texte qui ne ressemble à personne, la seconde vous expose à une sanction.

Écrivez pour la personne qui va la lire. Dites où vous êtes, ce que vous faites, ce qui distingue votre salon, et nommez vos prestations au passage parce qu’elles font naturellement partie de la description. Le mot-clé est dedans sans que vous l’ayez forcé.

Une structure qui marche. Une première phrase qui situe : le métier, le quartier. Une deuxième qui dit ce que vous faites de particulier. Une troisième sur la façon de venir chez vous, rendez-vous ou passage. C’est court, et c’est lu jusqu’au bout.

6. Les questions-réponses

Ce champ est public et n’importe qui peut y poser une question. Vous pouvez aussi y poser les vôtres et y répondre : les cinq questions qu’on vous pose au téléphone toute la journée ont leur place ici. Parking, accès, délai de rendez-vous, moyens de paiement, prestations pour enfants.

C’est le seul endroit de la fiche où vous écrivez à la fois la question et la réponse. Autant choisir les bonnes questions.

Surveillez-le aussi. Une question posée par une inconnue peut recevoir une réponse d’une autre inconnue, parfois fausse. Une réponse de votre part, rapide et courtoise, règle le sujet.

Dans quel ordre s’y mettre

Si vous ne faites qu’une chose cette semaine, faites les prestations. Si vous en faites deux, ajoutez les catégories secondaires. Le reste se complète au fil de l’eau, en dix minutes par-ci par-là.

Vous verrez la différence sur les recherches précises avant de la voir sur les recherches générales : « balayage » plus votre quartier bouge en quelques semaines, « coiffeur » plus votre ville prend des mois. C’est une raison de plus de commencer par le champ des prestations, qui travaille exactement sur ces recherches précises.

Pour aller plus loin : Pourquoi votre salon ne sort pas sur Google, et par où commencer

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Questions fréquentes

Combien de catégories secondaires faut-il ajouter à une fiche Google ?

Autant que d'activités réellement pratiquées, et pas une de plus. Une catégorie secondaire qui ne correspond à aucune prestation réelle contrevient aux règles de représentation de Google et peut entraîner la suspension de la fiche.

La description de la fiche compte-t-elle pour le classement ?

Google indique que la pertinence se juge sur l'ensemble des informations de la fiche. La description est donc à écrire pour une lectrice, en nommant les prestations, sans empiler des mots-clés : le bourrage est explicitement interdit par les règles de représentation.

Faut-il renseigner une zone desservie si on reçoit au salon ?

Non. La zone desservie s'adresse aux activités qui se déplacent chez le client. Un salon qui reçoit à son adresse renseigne son adresse, et laisse ce champ vide.

Peut-on ajouter sa ville dans le nom du salon pour mieux ressortir ?

Non. Le nom affiché doit être le nom réel de l'établissement, celui de la devanture. Ajouter une ville ou une prestation au nom est une des infractions les plus fréquentes aux règles de représentation, et une des plus souvent signalées par la concurrence.

Combien de temps faut-il pour remplir ces six champs ?

Une heure pour les six, dont la moitié pour la liste des prestations. C'est la seule partie qui demande un vrai travail de saisie, et c'est aussi celle qui rapporte le plus.

Ces champs sont-ils visibles par les clientes ou seulement par Google ?

Les deux. Les prestations, les attributs et les questions-réponses s'affichent sur la fiche. C'est ce qui rend ce travail doublement utile : il sert le classement et il répond aux questions avant l'appel.

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